Épurge

Euphorbia lathyris

Euphorbia lathyris
Description de cette image, également commentée ci-après
Épurge
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Euphorbiales
Famille Euphorbiaceae
Genre Euphorbia

Espèce

Euphorbia lathyris
L., 1753

Classification phylogénétique

Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Euphorbiaceae

L'épurge, euphorbe des jardins ou euphorbe épurge[1] est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Euphorbiaceae. C'est une plante herbacée bisannuelle assez commune en Europe, parfois cultivée dans les jardins.

Taxonomie

Nom scientifique : Euphorbia lathyris L, famille des Euphorbiacées, sous-famille des Euphorbioideae, tribu des Euphorbieae, sous-tribu des Euphorbiinae. Ce taxon est parfois erronément nommé (Syn.) Euphorbia lathyrus.

Linné a orthographié l'épithète comme « lathyrus » dans « Sp. Pl. 1: 457. 1753.» et comme « lathyris » dans « Syst. Nat. ed. 10, 2: 1048. 1759.» et «Sp. Pl. ed. 2, 1: 655. 1762.» (cf., Code de Vienne Art. 13.4)[2].

Noms communs : épurge, purge, euphorbe des jardins (attention à ne pas confondre avec Euphorbia peplus qui porte le même nom vernaculaire), chasse-taupe, herbe à la taupe. de : kreuzblättrige Wolfsmilch, en : caper spurge, mole plante, es : lechetrezna.

Étymologie

Le nom « épurge » vient de l’ancien français espurgier, expurger, en référence aux propriétés purgatives des graines.

Répartition et habitat

Cette espèce est originaire du sud de l’Europe (France, Italie, Grèce) et de la Chine. Elle s’est naturalisée dans de nombreux pays.

C’est une plante rudérale qui se rencontre dans les friches, les décombres, au voisinage des habitations et dans les jardins.

Description

Tige feuillée.
Euphorbia lathyris.

Cette plante bisannuelle a un port très particulier : une tige dressée, droite, simple, creuse, se ramifiant seulement vers son sommet et portant des feuilles opposées décussées, c’est-à-dire disposées par paires en croix, à l’horizontale. La tige se prolonge en terre par une racine pivotante. La hauteur de la plante est de 30 à 150 cm.

Les feuilles, d’un vert bleuté (glaucescentes), sont sessiles, entières, allongées, glabres, un peu embrassantes, se rétrécissant vers leur extrémité terminée par une petite pointe. Elles n’ont qu’une seule nervure blanchâtre. La largeur des feuilles atteint 15 mm.

Les fleurs sont en réalité de petites inflorescences condensées (cyathes), dont les glandes ont ici une forme de croissant à cornes courtes. Les fleurs, jaunes ou verdâtres, sont réunies en grandes ombelles à 4-6 rayons qui se subdivisent plusieurs fois. Les bractées, libres, qui marquent ces bifurcations ont une forme ovale différente de celle des feuilles. L'involucre à la base des ombelles est composée de 4 bractées réunies en croix.

Les fruits (capsules), de la taille d’une grosse câpre (jusqu'à 2 cm), sont formés de trois parties arrondies, lisses, spongieuses. Les graines globuleuses sont brunes, rugueuses.

Caractéristiques

Organes reproducteurs
  • Type d’inflorescence : cyathe
  • Répartition des sexes : monoïque
  • Type de pollinisation : entomogame
  • Période de floraison : mai à juillet
Graine
  • Type de fruit : capsule
  • Mode de dissémination : Autochorie
Habitat et répartition
  • Habitat type: friches vivaces xérophiles, méditerranéennes
  • Aire de répartition: méditerranéen

Données d’après: Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Propriétés

Comme toutes les euphorbes, la plante laisse s'écouler un latex blanc quand on la coupe.

L'huile extraite des graines a été utilisée pour l'éclairage.

C’est une plante qui a la réputation, non vérifiée, de faire fuir les taupes. Cette réputation doit être attribuée aux tiges fraîches que l'on introduit cassées dans les galeries de taupe ou de campagnol, c'est le latex corrosif qui irrite le nez de la taupe et non pas la plante proprement dite. On peut réaliser un extrait fermenté et le répandre dans les galeries, son effet est considéré comme répulsif.

Les graines ont été utilisées comme purgatif, plutôt violent. Le latex a servi à traiter les verrues. Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les jardins du domaine royal par le capitulaire De Villis.

C’est une plante toxique. Le contact du latex avec la peau crée une irritation assez rapide et persistante. En cas d’ingestion, des brûlures des muqueuses de la bouche et de l’œsophage sont à craindre ainsi que des douleurs d’estomac pouvant entraîner des vomissements.

Autre plante appelée "épurge"

Notes et références

  1. (fr) Référence INPN : Euphorbia lathyris (TAXREF)
  2. « IPNI Plant Name Details », sur www.ipni.org

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Épurge, sur Wikimedia Commons
  • Épurge, sur Wikispecies
  • (en) Référence GRIN : genre Euphorbia L. (+liste d'espèces contenant des synonymes)
  • (en) Référence GRIN : espèce Euphorbia lathyris L.
  • (fr) Référence Tela Botanica (France métro) : Euphorbia lathyris L.

Référence Biodiversity Heritage Library : 358476 (Basionyme : Species Plantarum, édition 1, page 457.)

  • (fr) Référence INPN : Euphorbia lathyris (TAXREF)
  • icône décorative Portail de la botanique
  • icône décorative Portail de la Chine
  • icône décorative Portail de la France
  • icône décorative Portail de la Grèce
  • icône décorative Portail de l’Italie